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24/08 St Barthélemy, apôtre par ami de la Miséricorde 2017-08-24 01:31:23 Imprimer Imprimer



St Barthélemy, apôtre

Litanies de Saint Barthelemy

SAINT BARTHÉLEMY par la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich

Barthélémy qui était Essénien, était un bel homme, leste et adroit. Il avait le front élevé, le teint blanc, de grands yeux, des cheveux noirs frisés et une barbe courte et crépue, divisée en deux parties. Il était bien fait, et de tous les apôtres c'était celui qui avait le plus d'aisance et de distinction dans les manières.

Il y avait dans toute sa personne quelque chose de digne, de noble et d'élégant, il marchait vite et se tenait très droit ; enfin il faisait parmi eux l'effet d'un jeune seigneur avant reçu une éducation distinguée. Les autres, spécialement Pierre et André, avaient au commencement je ne sais quoi de gauche et d'embarrassé dans Leurs manières. Son père s'appelait Tholmaï et descendait d'un autre Tholmaï, roi de Gessur, dont David avait épousé la fille.

Il habitait sur le territoire de Gessur où il avait de grandes propriétés et de nombreux troupeaux. Ce pays étant malsain, Tholmaï dont la santé était altérée, alla à Cana t n Galilée où il avait un frère marié à la tante de Nathanael (le fiancé de Cana). Il y fit un long séjour et fit usage des bains qui sont dans les environs : plus tard, il vendit les biens qu'il avait près de Gessur et s'établit dans la vallée de Zabulon où habitait un frère aîné de saint Joseph, nommé Sadoch : c'était un homme pieux qui avait deux fils et deux filles.

Je crois que ce furent des motifs religieux et son amitié pour Sadoch qui attirèrent là Tholmaï. Les enfants de Sadoch étaient en relation avec la sainte Famille et lorsqu'on perdit Jésus à Jérusalem, ils furent de ceux parmi lesquels Marie et Joseph le cherchèrent. Je vis souvent les fils avec Jésus pendant sa jeunesse. Barthélémy entendit parler de Jésus de bonne heure, comme d'un jeune homme remarquable par sa sainteté et ses rares qualités.

Lorsque le Seigneur commença sa carrière de prédication, Barthélémy se sentit plus d'une fois intérieurement attiré vers Jésus, à tel point qu'un jour étant occupé avec son père à cultiver son verger, il interrompit tout à coup son travail et se tourna en soupirant vers l'endroit où Jésus se trouvait alors avec ses disciples. Son père l'interrogea à ce sujet et il répondit qu'il aspirait à aller trouver le maître qui enseignait dans cet endroit. Son père était un homme excellent et il ne fit point d'objection : il fut même si satisfait de ce que son fils lui rapporta de Jésus et du désir qu'il témoignait de le suivre qu'à la Pâque suivante, il conduisit dix agneaux au Temple. Barthélémy alla avec son père à Jérusalem, mais il n'y vit pas encore Jésus.

Le père ne fut baptisé qu'après l'Ascension par l'apôtre saint Jean. Lorsque Jésus (près de la fontaine de Béthanie) passa devant Nathanaël et le regarda sous le figuier (tome I, page 147), Barthélémy était présent et Jésus jeta aussi sur lui un regard qui l'émut vivement. Je crois aussi que Barthélémy était avec Nathanael lorsque Philippe vint chercher celui-ci et le conduisit à Jésus sur le chemin (tome I, page 398). Barthélémy l'accompagna ; mais il resta à quelque distance ; et Jésus dit à cette occasion qu'il ne tarderait pas à se rapprocher de lui. Une autre fois je vis Luc s'arrêter à Dabbeseth chez Barthélémy ; il y enceignît et ils parlèrent ensemble de Jésus (tome I, page 331).

Barthélémy avait là un emploi de scribe : une proche parente de son père ou de sa mère tenait son ménage. Ses fonctions l'avaient mis en rapports fréquents avec Nathanael Thomas et Simon le Chananéen. Lorsque Jésus, avant la première Pâque, ayant déjà sept ou huit apôtres avec lui, alla dans un endroit peu éloigné de Dabbeseth, pour y prêcher dans la synagogue, Philippe, Nathanaël et Simon se séparèrent de lui sur le chemin et se rendirent à Dabbeseth.

Ils visitèrent Barthélémy qu'ils engagèrent à venir avec eux pour voir les miracles qu'opérait leur maître et l'entendre prêcher, et il les suivit. Jésus traversait alors un pays boisé et l'on avait placé sous des tentes à droite et à gauche du chemin de longues rangées de malades dont il guérit un très grand nombre en passant devant eux. Barthélémy vit ces miracles, il assista aussi à l'instruction que Jésus fit dans l'école : toutefois il ne lui parla pas encore et ne resta pas près de lui, mais retourna à Dabbeseth.

Lorsque Jésus, après la première fête de Pâques, partant de l'endroit où Jean baptisait près du Jourdain, traversa la Samarie avec ses disciples, Barthélémy vint trouver les disciples sur le chemin : André lui parla de Jésus, puis il alla au Seigneur lui-même et lui dit quelques mots de Barthélémy, car il lui proposait volontiers pour disciples des gens instruits. Comme Barthélemy passait devant Jésus, André le lui montra du doigt et Jésus dit : " Je le connais, il viendra " (tome II, page 90).

Plus tard Barthélémy raconta cela à Thomas et ils parlèrent souvent ensemble de Jésus. Thomas avait un frère nommé Thaddée qui avait pris le commerce de bois de son père à Aphéké. Quant à Thomas lui-même, il étudiait et c'était un homme d'un caractère entier et opiniâtre. Ils avaient des relations fréquentes avec Dabbeseth par suite de leur commerce. Je vis une fois Thomas et Simon le Chananéen rendre visite à Barthélémy le jour du sabbat Ils allèrent près de la synagogue de Dabbeseth se promener dans un jardin de plaisance et leur entretien roula sur les miracles de Jésus et sur la captivité de Jean-Baptiste. Dabbeseth était un petit endroit commerçant : il y passait une route qui menait à la mer. On y fabriquait beaucoup de soieries et il y avait un grand nombre de couturières qui confectionnaient des franges, des galons, des habits sacerdotaux, des tapis et des ornements de toute espèce.

Un jour, Jésus étant venu dans la contrée de Dabbeseth, entra chez Barthélémy et l'admit au nombre de ses apôtres. Il lui donna sa bénédiction et lui imposa les mains.

Barthélemy quitta aussitôt son emploi qu'il transmit an frère de sa parente, et suivit Jésus. Il reçut le nom de Barthélemy parce que Jésus l'appelait toujours le fils de Tholmaï. Le nom qu'il portait auparavant était celui d'une des douze tribus d'Israel : il s'appelait Nephthali. Je crois qu'il fut le neuvième parmi les apôtres : car Matthieu, Thomas et Judas ne furent appelés qu'après lui.
Lorsque les apôtres et les disciples se. dispersèrent après l'arrestation de Jésus, Barthélemy se réfugia chez son père: il avait perdu sa mère. Après la séparation des apôtres, je l'ai vu d'abord à l'extrémité orientale de l'Inde, dans ce pays dont les habitants ont un si grand respect pour leurs parents. ils l'appelaient leur père et l'avaient accueilli avec la plus grande bienveillance.

Il convertit un très- grand nombre de personnes et laissa derrière lui des dis-ciples. il passa ensuite par le Japon où Thomas est allé aussi : cependant celui ci s'avança plus au nord dans l'Inde. Barthélemy traversa ensuite l'Arabie et passa de l'autre côté de la mer Rouge en Abyssinie où il convertit le roi du pays. Il s'appelait Polymius : il était blanc ainsi que ses courtisans et plusieurs de ses sujets : mais le peuple pris en masse était noir. Le père de ce roi était originaire de l'empire de Babylone et il avait divisé ses états entre ses trois fils.

J'eus une vision touchant ce roi qui parcourut tous ses états pour les partager entre ses fils. il était de la race de ce prince qui avait si cruelle-ment persécuté les derniers prophètes et qui ne régna que cinq ans. C'était un homme de bien et il voyagea, notamment, dans cette partie de l'Egypte où il y a de vieux édifices d'une énorme dimension et aussi dans Je pays où l'on a des maisons si hautes et ou l'on traite ses parents si respectueusement, ce qu'il vit avec beau-coup de plaisir.

Ce roi adorait tous les malins le soleil levant. Je me souviens d'avoir entendu, dans toute cette vision et spécialement dans ce qui avait rapport en partage, prononcer les noms de Médie, d'Arabie, d'Égypte et d'autres semblables : j'entendis aussi nommer l'Abyssinie, si je ne me trompe. Il me semble que ce roi avait entendu parler du royaume du Christ, qu'il en avait dit quelque chose à ses fils et qu'un d'eux avait répondu qu'il désirait pour sa part ce royaume du Christ s'il pou-vait l'obtenir.

Après la mort du père, je vis les pays partagés entre les fils. Je vis Barthélemy arriver dans une contrée où Matthieu alla plus tard par un autre côté. Je le vis, dans une ville de ce pays qui était, je crois, l'Abyssinie, ressusciter un mort qu'on emportait. Je le vis aussi délivrer deux époux possédés du démon de l'impureté et chasser plusieurs démons d'une troupe de frénétiques.


Je le vis ensuite dans une autre ville qui n'avait pas de maisons auxquelles on pût donner ce nom, à l'excep-tion du palais du roi et de quelques grands édifices : la plupart étaient des espèces de tentes et de légères construc-tions en branches tressées. Dans les temples d'une de leurs divinités il y avait beaucoup de malades qui autrefois étaient guéris par l'idole ; mais depuis que Barthélemy était arrivé, le faux dieu était devenu muet.

Les prêtres en interrogèrent un autre qui leur dit qu'il y avait chez eux un serviteur du vrai Dieu qui forçait l'idole à se taire : en même temps il leur décrivit Barthélemy qu'ils cherchèrent et qu'ils trouvèrent, grâce à un possédé qui poussa des cris cri le voyant et dit que cet homme lui faisait souffrir le supplice du feu. Comme il criait ainsi, Barthélemy chassa le démon de son corps. Le roi du pays ayant entendu raconter la chose se fit amener Barthélemy afin qu'il guérît sa fille qui était énergumène et enchaînée.

Barthélemy la fit venir devant lui et ordonna qu'on lui ôtât ses chaînes. On s'y refusa d'abord, car personne n'osait la toucher parce qu'elle se précipitait sur les gens pour les mordre. Mais Barthélemy insista, disant que le démon était lié. Ils lui ôtèrent donc ses liens : le démon fut forcé de se retirer et elle tomba sans connaissance : ensuite on l'emmena, et sur l'ordre de Barthélemy on lui fit prendre un bain. Elle en sortit parfaitement guérie, renonça à l'idolâtrie et se fit baptiser.

Je vis une maison remplie de femmes possédées, blanches et noires ; elles étaient couchées tout le long d'une grande salle, attachées au mur les unes par le bras, les autres par le pied ; elles avaient souvent de terribles accès de frénésie, se jetaient par terre et s'y démenaient. La fille de Polymius était seule dans la partie antérieure de cette maison. Les malades avaient des intervalles de calme : alors elles étaient conduites au dehors par les surveillants et on les attachait de nouveau quand leurs accès revenaient.

Barthélémy les guérit toutes et je vis qu'elles lui furent amenées sur une place où il les instruisit et leur fit abjurer l'idolâtrie. Après cela il les baptisa près d'une grande fontaine jaillissante qui était devant le palais du roi. Il y avait un bassin très spacieux avec un couronnement en métal d'une forme très élégante d'où l'eau jaillissait par plusieurs ouvertures. Celles qui avaient été baptisées les premières devaient toujours imposer les mains sur celles que l'on baptisait après elles. Je vis le peuple dans l'admiration à la vue de ces miracles ; mais les prêtres des idoles étaient furieux.

Lé roi voulut faire à Barthélémy des présents magnifiques en or et en vêtements ; mais il se cacha et plus tard tout cela fut distribue aux pauvres sur sa demande. Je vis Barthélémy s'entretenir souvent et longtemps avec le roi Polymius qui l'interrogeait avec beaucoup de soin et le quittait souvent pour feuilleter divers écrits très volumineux. Mais l'apôtre avait avec lui un rouleau où était l'Évangile de saint Matthieu et il y prenait la réponse aux questions qui lui étaient adressées.

Il dit aussi au roi que le démon qui était dans l'idole rendait d'abord les gens malades et les guérissait ensuite afin de les mieux asservir aux abominations de son culte. Mais maintenant, ajouta-t-il, le démon était lié par le nom de Jésus-Christ et ne pouvait plus opérer dans l'idole. L'apôtre offrit au roi de lui faire voir tout cela s'il consentait à consacrer le temple au vrai Dieu et à se faire baptiser avec son peuple. Le roi convoqua tout le peuple au temple, et comme les prêtres sacrifiaient, Satan leur cria par la bouche de l'idole de cesser leurs sacrifices parce qu'il était enchaîné par le Fils de Dieu.

Barthélémy lui ordonna de confesser tout ce qu'il y avait d'illusoire et de mensonger dans ses guérisons, et Satan avoua tout. Ensuite Barthélémy prêcha en plein air devant le temple et ordonna à Satan de se montrer dans sa vraie forme, afin qu'ils vissent quel dieu ils adoraient. Ils virent alors un affreux monstre noir à figure humaine qui s'engloutit dans la terre devant eux. Là-dessus le roi fit détruire toutes les idoles, Barthélémy consacra le temple pour en faire une église et baptisa le roi avec sa famille et toute son armée. Il enseigna, guérit les malades et le peuple le prit en grande affection. Je le vis leur administrer le baptême. Il bénit la fontaine et les néophytes ranges en cercle courbèrent la tête sous le jet d'eau. Deux baptisés Imposaient les mains à chacun des nouveaux néophytes et l'apôtre les bénissait en récitant une prière.

Ce fut peu après que Barthélémy fut convoque par un avertissement d'en Haut à se rendre près de la très sainte Vierge. Pendant ce temps, les prêtres des idoles s'adressèrent à Astyage, frère de Polymius, et accusèrent Barthélemy de sortilèges. Lorsque celui-ci, après la nouvelle séparation des apôtres, voulut revenir dans le pays d'où il était parti, il ne put pas y arriver ; car il fut saisi par des gens apostés et mené devant Astyage qui lui dit : " Tu as séduit mon frère jusqu'à lui faire adorer ton Dieu : je vais t'apprendre à sacrifier au mien ". Barthélémy répondit : " Le Dieu qui m'a donné le pouvoir de faire voir Satan à votre frère et de le renvoyer dans l'enfer en sa présence, me donne aussi le pouvoir de briser vos idoles et de vous forcer a croire ".

En ce moment, un messager apporta la nouvelle que l'idole du roi était tombée brisée en morceaux. Le roi furieux déchira ses vêtements et ordonna de flageller Barthélémy. Il fut attache à un arbre et écorché : mais il ne cessa de prêcher à haute voix jusqu'au moment où on lui enfonça dans la gorge une épée très courte. Les bourreaux l'écorchèrent de la tète aux pieds et lui mirent sa propre peau dans la main. Quand il fut mort, ils jetèrent son corps aux bêtes, mais il fut enlevé la nuit par de pauvres gens qu'il avait convertis.

Je vis que le roi Polymius vint le prendre avec une suite nombreuse et qu'il lui donna la sépulture. Une chapelle fut construite au-dessus de son tombeau. Quant au roi païen et aux prêtres qui avaient livré Barthélémy, ils tombèrent treize jours après dans un état de folle furieuse, et coururent au tombeau de l'apôtre, criant au secours. Le roi se convertit, mais les prêtres des idoles moururent d'une mort affreuse. On doit avoir écrit quelque part sur tout cela, mais ces relations sont devenues inintelligibles et n'ont trouvé aucune créance par suite de l'ignorance de leurs auteurs touchant les pays dont il s'agissait et à cause des additions faites postérieurement par des gens mal renseignés.

Les savants ne veulent pas y croire parce qu'ils ignorent que les miracles opérés chez les païens étaient d'une tout autre espèce et bien plus frappants que ceux qui étaient opérés chez les Juifs, parce que chez les premiers il s'agissait de lutter contre toute la puissance de la magie et contre les innombrables prestiges du démon. J'ai vu comment le roi qui était devenu chrétien tomba plus tard dans la pauvreté et comment, dans son délaissement, il se souvint du royaume du Christ qu'il avait demandé à son père pour sa part. Je le vis prier dans une église en même temps qu'une femme riche qui avait fait voeu de donner la moitié de ses biens au premier qu'elle rencontrerait.

Ce fut ainsi qu'il sortit de la misère ; plus tard il fut ordonné prêtre et évêque par Matthieu qui vint dans le pays qu'il habitait. Je crois qu'il termina sa vie par le martyre.

Il me fut montré en outre que saint Barthélémy a reçu de Dieu un pouvoir spécial pour guérir les malades désespérés et, en particulier, ceux qui sont atteints de paralysie.

Source : livresmystiques.com

PRIÈRE À SAINT BARTHÉLEMY / NATHANAËL (Apôtre)

Ô Glorieux Saint Barthélemy, Jésus vous a appelé une personne sans astuce et vous avez vu dans ce mot un signe qu'Il était le Fils de Dieu et le Roi d'Israël.
Obtenez pour nous la grâce d’être sans astuce et innocent comme des pigeons.
En même temps, aidez-nous à avoir votre cadeau de Foi pour voir la main Divine dans les événements de la vie quotidienne.
Puissions-nous discerner les signes des temps qui mènent à Jésus sur la terre et nous unir finalement à Lui pour toujours dans le Ciel.
Amen !

Source : trinite.1.free.fr



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