[ Me connecter ]
Contacts | Inscription | Retour à la liste des messages | Rechercher
Afficher la discussion

Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More par ami de la Miséricorde 2017-08-06 08:22:32 Imprimer Imprimer

XV. LES TERREURS DE LA NUIT ET LA TENTATION DU SUICIDE

ANTOINE : (...) Je ne vous ai parlé que de la tentation du suicide provenant du manque de courage, car les autres sortes de morts volontaires ne font pas partie de notre sujet. Du reste, dans ces épreuves-là on a besoin de conseils mais non de réconfort. Ceux qui sont ainsi tentés se complaisent dans leur hantise et dans ses suites. Il y en a qui sont tentés par fol orgueil, par colère, sans crainte aucune, et très heureux de s'en aller, je ne le nie pas. Mais si vous pensez qu'aucun n'a peur, vous verrez bien que vous vous trompez. C'est précisément ceux dont le courage vous paraît le moins discutable qui vous prouveront que j'ai raison.

VINCENT : Vous m'étonnez, mon oncle. Ainsi, d'après vous, cette tentation ne serait pas une épreuve pour ceux qui se tuent par orgueil, par colère, ils n'auraient pas besoin de réconfort spirituel dans une si grande détresse, dans un si grand danger de perdre à la fois leur âme et leur corps ?

ANTOINE : Je vais vous donner un ou deux exemples et vous comprendrez mieux.

Au temps du roi Ladislas vivait, ici, à Buda, un homme très bon, très pauvre, très honnête. Sa femme était si perverse que le diable lui mit dans la tête le projet que voici : elle exciterait la colère de son mari jusqu'à un tel paroxysme, qu'il la tuerait, et qu'alors il serait pendu pour ce forfait.

VINCENT : Étrange dessein en vérité ! À quoi cela pouvait-il lui servir ?

ANTOINE : À rien, mais son cur satanique se réjouissait à l'idée de faire pendre son mari. Si par hasard vous regardez autour de vous, vous trouverez plus d'un cur comme celui-là. N'avez-vous jamais entendu dire : « Pour voir telle ou telle personne frappée de malheur, je veux bien rôtir en enfer pendant l'éternité ? »

VINCENT : C'est vrai, j'ai entendu des gens parler ainsi.

ANTOINE : Eh bien ! pour en revenir au mari et a sa femme, on peut dire qu'il était aussi fou qu'elle, peut-être même l'était-il plus, car peut-être la femme ne discerna-t-elle pas aussi nettement les dangers de l'entreprise. Voyons cependant quel était son projet. Un jour que son mari, charpentier de son état, était en train de fendre du bois, elle se mit à l'injurier à tel point qu'il en devint fou de colère et lui ordonna de se calmer sinon il lui caresserait le dos avec le manche de sa hache. Il ajouta que ce ne serait d'ailleurs pas grand péché si cette hache tranchait la tête dans laquelle frétillait une aussi méchante langue.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

  Envoyer ce message à un ami



La discussion

images/icones/sacrecoeur.gif 06/08 Transfiguration de Notre-Seigneur par ami de la Miséricorde (2017-08-06 08:20:27)
     images/icones/marie.gif Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More par ami de la Miséricorde (2017-08-06 08:22:32)



51 liseurs actuellement sur le forum
M'abonner au flux RSS