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Mgr Gamber: La réforme liturgique en question par Chicoutimi 2017-08-25 06:14:55 Imprimer Imprimer

Mgr Klaus Gamber fut l'un des meilleurs historiens et connaisseurs de la liturgie. Le Cardinal Ratzinger a dit de lui : ''Gamber, avec la vigilance d'un authentique voyant et avec l'intrépidité d'un vrai témoin, s'est opposé à la falsification de la liturgie et nous a enseigné inlassablement la vivante plénitude d'une liturgie véritable.

Son livre La réforme liturgique en question, qui comporte des préfaces écrites par les Cardinaux Oddi, Stickler et Ratzinger, est un livre à lire, et à relire !

Loin de voir la réforme liturgique comme étant ''irréversible'', il affirme ''qu'avec les nouvelles formes liturgiques, quelque bien intentionnée qu'elles aient été, on a donné aux gens des pierres à la place du pain''.

Voici une transcription de passages importants de cet ouvrage dans lequel on pourra reconnaître l'esprit liturgique qui anime également Benoît XVI. Pour en faciliter la lecture, j'y ai ajouté des sous-titres.

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Désolation et destruction

''D'année en année la réforme liturgique, saluée avec beaucoup d'idéalisme et de grands espoirs par de nombreux prêtres et laïcs, s'avère être, comme nous l'avons déjà esquissé, une désolation liturgique de proportions effroyables. Au lieu du renouvellement de l'Église et de la vie ecclésiale attendu, nous assistons à un démantèlement des valeurs de la foi et de la piété qui nous avaient été transmises et, en lieu et place d'un renouvellement fécond de la liturgie, à une destruction des formes de la messe qui s'étaient organiquement développées au cours des siècles.

S'y ajoute, sous le signe d'un oecuménisme mal compris, un effrayant rapprochement avec les conceptions du protestantisme et, de ce fait, un éloignement considérable des vieilles Églises d'Orient. Même les pères de la réforme liturgique reconnaissent qu'ils ne peuvent plus désormais se débarasser des Esprits qu'ils avaient invoqués.

Pius Parsch

Les efforts de Pius Parsch en faveur d'une liturgie populaire, pendant les années trente (...) se caractérisent par une survalorisation de la participation axctive des fidèles à la messe, associée à des idées historiques souvent erronées concernant la messe de l'Église primitive et l'aménagement du sanctuaire. C'est par Pius Parsch que la langue vernaculaire fit son entrée dans la liturgie romaine, même si au début ce fut selon une ''voie parallèle'', à côté du latin du prêtre célébrant.

Ce sont finalement les idées de Pius Parsch en faveur d'une messe fructueuse du point de vue pastoral et proche du peuple qui se sont imposées dans la Constitution liturgique, non sans que s'y introduisent quelques-unes de ses erreurs, comme par exemple l'exigence de célébrer versus populum. (...)

Il reste à voir quelles seront dans vingt ou trente ans les conséquences de ce démantèlement pour la jeune génération actuelle qui ne pourra plus se nourrir, comme l'ancienne, de la ''substance''. Les quelques aspects positifs de la réforme liturgique - auxquels appartient sans aucun doute la plus grande prise en compte des fidèles - ne peuvent en aucune manière contrebalancer ce préjudice.

Ritus Romanus et Ritus Modernus

(...) Au sens strict, il n'y a pas de ''messe tridentine'', car, à l'issue du Concile de Trente, on n'a pas créé un nouvel ordinaire de la messe, et le ''missel de saint Pie V'' n'est rien d'autre que le missel de la Curie, qui avait vu le jour à Rome bien des siècles plus tôt (...) Les modifications apportées à l'époque par Pie V sont si minimes qu'elles n'apparaissent qu'aux yeux des spécialistes.

(...) Les papes, jusqu'à Paul VI, n'ont pas apporté de modifications à l'ordinaire de la messe proprement dit, alors qu'après le Concile de Trente tout particulièment, ils ont introduit de nouveaux propres pour de nouvelles fêtes. Ce qui n'a pas plus supprimé la ''messe tridentine'' que, par exemple, des adjonctions au Code civil ne rendraient celui-ci caduc.

Parlons donc plutôt de ritus romanus s'opposant au nouveau rite, le ritus modernus. Le rite romain remonte, comme nous l'avons montré plus haut, pour d'importantes parties au moins, au IVe siècle. Le canon de la messe, à quelques modifications près effectuées sous saint Grégoire Ier (590-604), avait atteint dès Gélase Ier (494-496) la forme qu'il a gardée jusqu'ici. La seule chose sur laquelle les papes n'ont cessé d'insister depuis le Ve siècle a été qu'il fallait adopter ce canon romain, leur argument étant qu'il remontait à l'apôtre saint Pierre. (...)

Le premier pape à avoir procédé à une intervention significative dans le missel traditionnel a été Pie XII lorsqu'il introduisit la nouvelle liturgie de la semaine sainte. On aurait d'ailleurs pu replacer la messe du samedi saint au cours de la nuit de Pâques sans modifier le rite. Jean XXIII prit la suite avec son nouvel aménagement des rubriques. Il est vrai que même alors l'ordinaire de la messe resta intact, mais la porte était ouverte à un réaménagement radical de la liturgie romaine.

Nous l'avons vécu et contemplons désormais à nos pieds les ruines non de la ''messe tridentine'', mais de l'ancien rite romain qui s'était développé au cours de cette longue période jusqu'à atteindre sa maturité. Il n'était pas parfait, on peut le concéder. De petites améliorations auraient suffi à l'adapter aux données actuelles. (...)

Nouvel Ordo Missae

(...) Le Pape VI surprenait l'univers catholique en publiant un nouvel ordo missae portant la date du 6 avril 1969. Alors que la révision de 1965 avait laissé intact le rite traditionnel, se contentant surtout, conformément à l'article 50 de la Constitution liturgique, d'écarter de l'ordo de la messe quelques ajouts tardifs, on créait avec l'ordo de 1969 un nouveau rite. Ainsi, l'ordo existant jusqu'ici n'avait pas été révisé dans le sens où l'entendait le Concile, mais il se trouvait entièrement aboli et même, quelques années plus tard, expressément interdit.

Il résulte de tout cela qu'on peut se poser la question: un remodelage aussi radical se maintient-il encore dans le cadre de la tradition de l'Église? Il ne suffit pas que quelques parties du missel antérieur aient été conservées dans le nouveau, comme nous l'avons vu au début, pour parler d'une continuité du rite romain, même si l'on essaie sans cesse d'en apporter la preuve.

Le pouvoir du Pape n'est pas illimité

(...) Pas un seul document, pas même le Codex iuris canonici, n'a déclaré expressément que le pape, en tant que pasteur suprême de l'Église, avait le droit d'abolir le rite traditionnel. Il n'est même nulle part question d'un droit à modifier des coutumes liturgiques particulières. Ce silence est, dans le cas présent, lourd de signification.

Des limites ont été clairement posées à la plena et suprema potestas du pape. C'est ainsi qu'il est indiscutable que, pour les questiosn dogmatiques, ce dernier doit s'en tenir à la tradition de l'Église universelle et donc, comme le dit saint Vincent de Lérins, à ce qui a été cru toujours, partout et par tous [quod semper, quod ubique, quod ab omnibus]. Plusieurs auteurs avancent même expressément qu'en conséquence il n'appartient pas au pouvoir discrétionnaire du pape d'abolir le rite traditionnel.

Ainsi, le célèbre théologien Suarez (1617), se réclamant d'auteurs plus anciens comme Cajetan (1534), pense que le pape serait schismatique ''s'il ne voulait pas - comme il est de son devoir - maintenir l'unité et le lien avec le corps tout entier de l'Église, par exemple s'il essayait d'excommunier l'Église tout entière ou s'il voulait modifier tous les rites confirmés par la tradition apostolique.''

(...) Ce n'est certes pas la mission du Siège apostolique d'introduire des nouveautés dans l'Église. Le premier devoir des papes est de veiller, en tant qu'évêques suprêmes (episcopi = gardiens) sur la tradition dans l'Église et ce dans les domaines dogmatique, moral et liturgique.

(...) Il faut aussi signaler ceci: ni dans l'Église romaine ni en Orient aucun patriarche, aucun évêque n'a jamais entrepris d'autorité une réforme liturgique. Mais en Orient comme en Occident, il y eut au cours des ans un développement organique progressif des formes liturgiques.

Lorsque le patriarche de Moscou, Nikon, entreprit au XVIIe siècle de procéder à quelques modifications de détail du rite - concernant la manière d'écrire le nom de Jésus ou la question de savoir avec combien de doigts il convenait de faire le signe de la croix -, il en résultat un schisme. Environ douze millions de ''vieux croyants'' (raskolniks) se sont alors séparés de l'Église d'État.

(...) Il y a eu changement de rite non seulement à cause du nouvel ordo missae de 1969, mais aussi à cause de la large réorganisation de l'année liturgique et du sanctoral. Ajouter ou supprimer l'une ou l'autre fête - comme on le faisait jusqu'ici - ne change certainement pas le rite. Mais celui-ci a été changé du fait des innombrables novations survenues à la suite de la réforme liturgique, ne laissant presque rien subsister de l'état antérieur.

Attendu qu'il n'existe aucun document mentionnant expressément le droit du Siège apostolique à modifier et même abolir le rite traditionnel, et qu'on ne peut prouver qu'aucun prédécesseur de Paul VI soit jamais intervenu de manière significative dans la liturgie romaine, il devrait être plus que douteux qu'un changement de rite puisse relever de la compétence du Siège apostolique. En revanche, celui-ci a sans aucun doute le droit de sanctionner et de contrôler les livres liturgiques, ainsi qu'en général les usages liturgiques.

La réforme liturgique est plus radical que celle de Luther

Le premier à avoir entrepris une réforme de la liturgie, et cela en raison de considérations théologiques, est sans conteste Martin Luther. Il niait le caractère sacrificiel de la messe et était, de ce fait, scandalisé par certaines parties de la messe, en particulier par les prières sacrificielles du canon.

(...) Luther a été assez avisé pour ne pas laisser clairement apparaître ses innovations liturgiques. Il connaissait l'importance des formes et des coutumes traditionnelles enracinées dans le peuple. Il fallait que ses partisans ne s'aperçussent pas trop des différences d'avec la messe telle qu'elle existait jusque là. De plus, Luther était lui-même attaché aux anciens rites et chants. Il ne modifia que ce qui, à son avis, était un abus ou bien était en contradiction avec sa conception théologique.

Lorsque, par exemple, le réformateur et ses partisans commencèrent à supprimer le canon, on ne s'en aperçut as, puisqu'alors le canon, comme on sait, était toujours prononcé à voix basse. Prudemment, Luther n'a pas supprimé tout de suite l'élévation de l'hostie et du calice: c'est la première chose dont se serait aperçus les simples fidèles. On continua de même à utiliser comme auparavant la langue latine et le chant grégorien, du moins dans les grandes églises. (...)

La nouvelle organisation de la liturgie, et surtout les modifications profondes du rite de la messe qui ont vu le jour sous le pontificat de Paul VI, et sont entre temps devenues obligatoires, ont été beaucoup plus radicales que la réforme liturgique de Luther - au moins en ce qui concerne le rite extérieur - et ont moins tenu compte du sentiment populaire.

On n'a pas encore suffisamment tiré au clair dans quelle mesure ici aussi, comme ce fut le cas pour Luther, des considérations dogmatiques ont pu exercer une influence. Dans une étude, G. May mentionne entre autres ''le refoulement de l'élément latreutique'' ainsi que ''la suppression des formules trinitaires'' et ''l'affaiblissement du rôle du prêtre.''

Le nombre de messes invalides pourrait avoir augmenté

(...) Il est en tout cas certain que c'est bien la nouvelle théologie (libérale) qui a parrainé la réforme. (...) Il ne faut cependant pas aller jusqu'à affirmer, comme il arrive parfois, que la messe selon le nouvel ordo serait en soi invalide. Mais le nombre de messes véritablement invalides pourrait bien avoir considérablement augmenté depuis la réforme liturgique.

Ni les pressantes objurgations de cardinaux de mérite, qui avaient émis des objections dogmatiques quant au nouveau rite de la messe, ni les instantes supplications provenant de toutes les parties du monde n'empêchèrent Paul VI d'introduire impérativement le nouveau missel. Cela montre combien il a personnellement soutenu toutes ces réformes. Même le risque d'un nouveau schisme, comme dans le cas de Mgr Lefebvre, n'a pu le décider à tolérer au moins l'ancien rite à côté du nouveau, ce qui, actuellement, en ces temps de pluralisme dans l'Église, aurait pu sembler aller de soi.

Nouvelles prières eucharistiques

(...) Les trois nouveaux canons constituent, eux, une rupture complète avec la tradition. Ils ont été nouvellement composés d'après des modèles orientaux et gallicans et représentent, au moins de par leur style, un corps étranger dans le rite romain. De plus il y a des théologiens qui font des objections quant à certaines de leurs formulations.

Rite de la Communion

(..) De même les prières et les rites de la communion ont dû subir de profondes modifications. Nous ne parlerons pas ici de la communion dans la main et de sa problématique, puisqu'elle n'est pas prévue par l'ordo missae latin de 1969.

Le nouvel ordo n'aurait pas l'assentiment des Pères du Concile

(...) Malheureusement on ne s'est pas contenté de quelques réformes judicieuses et nécessaires (...) On a voulu davantage: on a voulu se montrer ouvert à la nouvelle théologie si équivoque, ouvert au monde d'aujourd'hui.

C'est pourquoi les artisans du nouveau rite de la messe ne peuvent se réclamer du Concile, même s'ils ne cessent de le faire. Les instructions du Concile sont libellées de façon générale restants ouvertes à diverses solutions. Ce qui est en tout cas certain, c'est que le nouvel ordo missae n'aurait pas reçu l'assentiment de la majorité des pères conciliaires.

La résistance ne cesse de croître

De ce qui a été promulgué ces vingt-cinq dernières années en fait d'innovations liturgiques - en commençant par le décret du 9 février 1951 sur le renouveau de la liturgie de la semaine sainte, promulgué encore sous Pie XII, et par le code des rubriques du 25 juillet 1960 (...) jusqu'à la ''réforme'' de l'ordo missae du 6 avril 1969 - bien des choses se sont révélées à la longue inutilisables et nuisibles pour la vie spirituelle dans l'Église!

(...) Depuis, la résistance contre le nouveau rite ne cesse de croître dans l'Église. Même des cardinaux connus se sont, comme nous l'avons dit, prononcés contre lui. Ce qui est intéressant en l'occurrence, c'est que ce ne sont pas seulement les conservateurs qui ne sont en rien satisfaits par le nouvel ordo, mais aussi les progressistes. Ces derniers surtout parce qu'on n'avait pas tenu compte de certains de leurs voeux et que l'ensemble constituait à l'évidence un compromis pas très heureux.

C'est pourquoi les progressistes ne s'en tiennent pas au nouveau rite et ne le feront certainement pas non plus à l'avenir, malgré les avertissements de Rome. Ils continueront à faire des expériences. La pagaille liturgique ne fera qu'augmenter. De leur côté les conservateurs ne comprennent pas le sens de toutes ces innovations qui détruisent une vieille tradition sans la remplacer par quelque chose de réellement nouveau, encore moins de meilleur. Mais la plupart d'entre eux, par scrupule de conscience, observent tant bien que mal les ''nouvelles rubriques''.

(...) L'Église d'aujourd'hui n'a pas besoin d'un nouvel ordo missae. Ce dont elle a besoin, c'est d'une vie spirituelle florissante, grâce à laquelle la crise de la foi, qui est aussi une crise d'autorité, puisse être surmontée. Mais cette crise d'autorité, la faute en incombe en partie à Rome elle-même.

La célébration face au peuple

(...) C'est Martin Luther qui, le premier, a demandé que le prêtre à l'autel se tourne vers le peuple. Mais autant que l'on sache, il n'a lui-même jamais obéi à cette exigence, et seules quelques-unes des Églises protestantes s'y sont conformées, surtout chez les réformés.
Ce n'est que récemment que la célébration ''versus populum'' est devenue un usage presque généralisé dans l'Église romaine, alors que les Églises d'Orient, et souvent aussi les communautés protestantes, continuaient à s'en tenir à la pratique existant jusqu'ici.

Tentative de solution

(...) Le ritus romanus et le ritus modernus devraient être tous deux considérés comme légitimes. (...) La forme de la messe actuellement en vigueur ne pourrait plus passer pour le rite romain au sens strict, mais pour un rite particulier ad experimentum. Seul l'avenir montrera si ce nouveau rite pourra un jour s'imposer de façon générale et pour une longue période. On peut supposer que les nouveaux livres liturgiques ne resteront pas bien longtemps en usage, car les éléments progressistes de l'Église auront entre temps certainement développé de nouvelles conceptions concernant ''l'organisation'' de la célébration de la messe, s'ils ne l'ont déjà fait.

(...) La célébration versus populum, injustifiable du point de vue tant historique que théologique et sociologique, devrait être peu à peu éliminée.

(...) Si on laisse inchangé l'ancien rite et si on continue à l'utiliser à côté du nouveau - mais comme quelque chose de vivant et non comme une pièce de musée ! - on aura gardé à toute l'Église, telle qu'elle se manifeste à travers les différents peuples, un élément important pour l'avenir: l'unité du culte.

(...) Bien des problèmes pourraient être résolus dans l'Église par la stricte séparation entre le rite romain et la nouvelle liturgie en langue vulgaire du ritus modernus, et par la possibilité ainsi offerte aux fidèles d'utiliser les deux formes de la messe.

Mais surtout cela diminuerait le risque d'un schisme important, les légitimes réclamations d'innombrables catholiques - près de la moitié de ceux qui pratiquent encore - en faveur de la célébration traditionnelle de la liturgie étant satisfaites, sans que soit pour autant négligé le désir des autres d'avoir une messe ''actuelle''.

(...) On pourrait objecter que la solution proposée ici de deux rites utilisés parallèlement pourrait troubler l'unité ecclésiale deans les paroisses. On répondra à cela que, dans l'ensemble de l'Église et surtout en Orient, il y a eu de tous temps plusieurs rites reconnus par Rome. Cela ne saurait donc être vraiment grave si, dans l'Église romaine également, deux formes de messe coexistaient côte à côte - au moins pour un certain temps. Mais si seulement il n'y en avait actuellement que deux ! Pour l'instant il y a, comme on sait, d'innombrables rites, nombre de prêtres ''arrangeant'' la messe entièrement à leur guise. Il ne peut donc être vraiment question d'unité de rite.

Nous sommes aujourd'hui devant les décombres d'une tradition remontant à deux mille ans. On peut craindre qu'en raison des innombrables réformes cette tradition ne soit déjà détruite, au point qu'il soit difficile de la faire revivre. Aussi ose-t-on à peine demander aujourd'hui si, après un tel démantèlement, une reconstruction de l'ancien ordre est seulement possible. Pourtant il ne faut pas perdre espoir.''

Source: Mgr Klaus Gamber, La réforme liturgique en question, Éditions Sainte-Madeleine, 1992.

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